27 avril 2007
Déchire-moi
Les mots ont dissous des
points en suspension qui se dispersaient dans un breuvage amer.
Mélancolie... le
poète s'en abreuve, tel une bête de somme... mélange
collant qui se boit jusqu'à la lie... la boue du coeur qui
gangrène le vin d'une coupe de vie
J'ai souhaité faire mes adieux à mes morts, un par un, éliminer mes renoncements et les fantômes de mes oubliettes, des mots et cris en cachette, pétales de chrysanthèmes, pétard sur le tempe de thèmes en crise. L'arme entre les mains. Larmes glissant sur la peau.
Des mots, des pages de
mots qui ne se partagent pas. Des mots qui déchirent des pages
de vies tournées. Déchirures ne s'effacent à
coup de stylo. Ecriture retrace le poids des maux.
Les mots tuent la mort
pour mourir à leur tour... dans la tour des amours...
désamour.
Les mots suspendus au
coeur, pendus aux lèvres n'arrivant pas à respirer.
Mots étouffés, manquants d'air et qui m'étranglent
Écorcher ces mots
à vif, ces mots qui saignent dans mes veines.
Rouge... le sang coulant
des vieilles cicatrices, toutes croûtes arrachées
Renaitre ou disparaître
Brise. Ouvre. Crève.
Pénètre.
Déchire moi
Commentaires
Pas facile de distinguer les mots qui jouent à nous défaire du bien, de ceux qui jouent à nous faire du mal…
Sur ce billet, je ne suis pas preumz, un mal était là avant moi… Le désordre est donc respecté…
-On s’attend (satan)? disait le diable…
-Non non, pars devant ! Je sais que tu n’aimes pas être en retard. J’ai encore un ou deux trucs à déchirer !
-Mouais… Tu jures que tu vas pas t’arracher le cœur pour le refiler à la concurrence hein !
-Bien sûr que non, dis donc ! C’est juste une grosse croûte qui me gêne ! Ça va aller va, t’inquiète !
L’âme est ainsi fête… De deux mots, elle choisit le moindre des faux…
C’est pour ça qu’elle a des maux vrais…
Bises

