Eutheriacaedis

les branches d'un saule - des feuilles en larmes - la bête qui sommeille - un fruit sans doute - et les rêves d'un oiseau

27 avril 2007

Déchire-moi

mort

Les mots ont dissous des points en suspension qui se dispersaient dans un breuvage amer.
Mélancolie... le poète s'en abreuve, tel une bête de somme... mélange collant qui se boit jusqu'à la lie... la boue du coeur qui gangrène le vin d'une coupe de vie

J'ai souhaité faire mes adieux à mes morts, un par un, éliminer mes renoncements et les fantômes de mes oubliettes, des mots et cris en cachette, pétales de chrysanthèmes, pétard sur le tempe de thèmes en crise. L'arme entre les mains. Larmes glissant sur la peau.

Des mots, des pages de mots qui ne se partagent pas. Des mots qui déchirent des pages de vies tournées. Déchirures ne s'effacent à coup de stylo. Ecriture retrace le poids des maux.
Les mots tuent la mort pour mourir à leur tour... dans la tour des amours... désamour.
Les mots suspendus au coeur, pendus aux lèvres n'arrivant pas à respirer. Mots étouffés, manquants d'air et qui m'étranglent

Écorcher ces mots à vif, ces mots qui saignent dans mes veines.
Rouge... le sang coulant des vieilles cicatrices, toutes croûtes arrachées

Renaitre ou disparaître
Brise. Ouvre. Crève. Pénètre.

Déchire moi

dechirure

Posté par E Theria à 16:29 - M - Morts tellement - Commentaires [1] - Permalien [#]



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