29 septembre 2007
Obscure alchimie
Ariaga... des mots promis depuis des mois...
Sur la pierre de mon éternité, autel de mes sacrifiés, les superstitions se réveillent dans le brouillard de mes aubes automnales. Dans les flammes de l'imaginaire et du réel brûlent déjà les puissances telluriques rassemblées dans l'athanor des éléments contraires... des tropismes et des obsessions.
Ô Magie...
délicatesse et harmonie...
Les formules se brisent
fragiles au moindre frisson de raison dans la porosité de
l'âme. L'eurythmie, éphémère, coule,
idoine, à la source des idoles, nymphe et néréide,
une fontaine de jouvencelle d'où émergent des pensées
volatiles.
Commence alors un rituel
lent et silencieux. Une à une, les essences, se mélangent...
gouttes de rosée
de Lune gorgées de Soleil, mystères de la nuit,
lumières baignées d'ombres, violence des ténèbres,
instinct de la bête, lucidité de la folie.... tant
d'autres...
Obscure Alchimie...
Une prière comme
un mensonge pour sanctifier l'instant de cette cérémonie
baptismale... moment d'espoir et de fatalité.
Au coeur de sa
contemplation, fébrile, elle s'éveille et donne
naissance à sa légende.
E.U.T.H.E.R.I.A.C.A.E.D.I.S.
28 septembre 2007
Fille d'Eve
Sorcière, fille d'Eve et de
Satan... dans mes yeux la morale des grenouilles de bénitiers
a l'odeur putride de l'immonde. L'animal est chair, le corps est
chair et la chair n'est pas faible. Elle est forte.
Rien d'impur dans la chair... seule la
décence crée l'hérésie.
Malédiction... j'ensorcelle et
j'enflamme... je vous consume dans les maléfices des secrets
de ma nature... envoûtante... malfaisante.
Au Diable, je vous invite... sur
l'autel de ma connaissance, sur le tombeau des continences maladives.
Vous vous damnerez devant la croix de ma nudité, dans le feu
de mes excès
Je suis hérétique et ma chair dévorante brûle sur le bûcher de vos pudeurs... Il n'y aura de noires que les réticences...
26 septembre 2007
Censure
Censure... sang sur... les mots
Des mots sans visage sont venus faire de l'ordre dans ma vie, juges sur une place publique devant un tribunal d'adeptes de la peine capitale. Le verdict est sans appel... censure... du sang sur l'émotion, du sang sur l'opinion, du sang sur la transparence, du sang sur la nudité, du sang... sur l'indécence... Ha! L'indécence des mots... criminelle... scandaleuse... outrageante indécence... censure!
Mes mots se sont cachés, barricadés... révoltés... le combat du silence... censure. Ils s'entassent à l'intérieur, se bousculent et se blessent... saignent encore. Captifs, les mots finissent par se suicider sur les parois des interdictions. Des mots sont morts, étranglés, bâillonnés, étouffés et jetés dans le flot des pensées qui inondent.
Mais les morts remontent toujours à la surface, et le sang sur les mots assassinés ne sèche pas... il continue de couler dans ma tête qui frappe, dans mon coeur qui palpite... le sang sur mes mots ruisselle le long de mes artères et s'échappe entre mes doigts...
Ô mes doigts... semeurs de troubles émotionnels et passions sensuelles... Ô mes doigts, semeurs de mots indécents... comme on plante des fleurs sur des tombes... comme on cultive les morts dans les cimetières...
"Mes mots meurent à l'instant où je les écris" disait-il...
Je n'avais pas compris. Pensée pour toi, l'ami...
23 septembre 2007
Petite soeur...
A n n a,
petite
soeur jumelle, tes lignes sont comme les miennes. Ce que que tu as
écrit, je l'ai ressenti, ce que tu as souffert, je l'ai crié.
J'ai aimé ceux que tu as aimés. J'ai pleuré
aussi les mêmes départs, les mêmes abandons, les
mêmes morts.
Tu as été la vie de mes ombres, la vérité si abstraite de mes pensées obscures. Tu m'as ouverte aussi à d'autres fragilités, soulevant nausées et réveillant des fantômes enfouis.
Tu m'as divisée aussi parfois, me confondant dans mes incertitudes et mes craintes.
Ce soir je regarde ton visage dans le reflet de la vitre. Ce regard si proche du mien... quelques heures seulement séparent ta mort de ma naissance.
A
n n a,
J'ai
vécu en toi et aujourd'hui, c'est toi qui vis en moi
A n n a
D y o m e n e
Un an
d'écriture
Plus de
200 entrées
3000
emails et commentaires échangés
21 septembre 2007
Sous la bannière

A l'aube du jour les rêves renaissent
Espoir de mots sans limites qui de perdent au fond du corps.
Le serpent et l'oiseau toujours en moi






