13 octobre 2007
O u d j a t
Je suis heureuse d'être là, avec elles. J'aime me consumer sur le bûcher des pensées enfouies et me sentir renaître dans les cendres de cinabre.
Mais je ne suis pas dupe un seul instant. Rien d'inconnu dans ces piliers sculptés de serpents, rien d'inébranlable, non plus... Pas de miracle, pas de mystère. Tout ça n'est que poussière et si je renais de mes souffrances, je ne suis pas éternité.
Je connais parfaitement le sens de mon rôle ici. De la croyance à la réalité, il n'y a qu'un mythe et moi, je suis le rêve qu'elles veulent que j'incarne. Mais je n'ai pas à me convaincre que nous sommes soeurs unies comme les 5 doigts de la main. D'ailleurs nous sommes 7, c'est au moins deux de trop. Toujours, deux pensées contraires s'affrontent dans un même sein, tandis que les autres cherchent à les pacifier. Il y aura toujours des divisions au coeur de l'union, fruits d'affectations antérieures, de connaissances qu'il n'aurait pas fallu goûter, de morsures anciennes, profondes et envenimées qui n'ont pas été soignées.
La Lune brille. Elle est pleine. L'astre de Sardana dans toute sa splendeur. Je m'affaiblis dans cette lumière blanche qui ne réchauffe pas mes plumes. Sardana prend son air fuyant de vipère venimeuse en me regardant, mais mes griffes ne tomberont pas sur elle ce soir.
Mon oeil de lumière regarde tout ça avec beaucoup de hauteur aujourd'hui mais les tensions, si palpables, me touchent encore. Il me tarde de reprendre mon envol vers mon nid... vers mon saule... J'aime le soleil et la chaleur de ses flammes. J'aime qu'il m'inonde de ses rayons à l'aurore quand je me baigne dans les eaux du fleuve, j'aime le fixer sans peur de me brûler les yeux. C'est son feu qui me donne des ailes... mes rêves qui me donnent la force de voler.
Par Ré, Oannesia vient de tomber... la pauvre, notre chaleur... elle ne doit pas supporter...
Commentaires
du saule au sol en La
Unum ego sum, et multi in me
suivre
Je suis, silencieuse comme tu as l'air de le désirer, mais tu manques aux multiples Ariaga qui sont en moi. Bises.
mot d'absence
Les mots se précipitent et frappent dans le réel bien plus vite qu'ici...
Les urgences de ma réalité font que les soeurs se trouvent un peu abandonnées... mais je reviens dès que possible.
Bises à tous
Saena, ô étrange sœur que je te retrouve çà et là !
Ce pourrait-il que ce soit toi la matrice originelle et spirituelle,
La metteuse en scène de toutes ces luttes désespérément mortelles…
Les murs de certaines forteresses ont du mal à tomber n’est ce pas ?
La bataille fait rage, rugit en fracas de larmes assourdissantes,
L’ennemi est partout, se renouvelle sans cesse,
Voilà qui pourrait désespérer toute hardiesse
Mais pourtant tu te bats toujours… C’est donc que tu es vivante.
Demain, 26 octobre, pour tout le monde la lune sera pleine
Sa lumière n’écorchera pas les volumes contondants
Elle les aplanira sous un voile, unifiant tous les plans…
Les semailles cette nuit là, feront de chaque plante une reine…
Réfléchis bien cette nuit là, laisse toi gagner par le décor et la façon dont la nuit enterre les couleurs vives et insupportables de la souffrance. Les rayons de la lune pleine, les montrent une dernière fois sous un jour qui révèle leur vraie apparence, c'est-à-dire celle de choses toutes plates, arasées, étêtées sans plus aucun relief. Ce moment de paix que l’on ressent alors, tu dois en nourrir ton chagrin, en gaver ton ventre noué, et tant pis si tu ne peux plus décoller pendant la digestion. Voler c’est comme Nager, il faut attendre avant d’y aller…
Monter des cendres, descendre et plonger vers le ciel… Tout ça c’est pareil…
Bises douces, fais tourner…
PS:
Je ne t’ai pas dit, mais je suis un peu animateur, alors demain pendant que tu seras de ton côté, je peux parfaitement organiser une veillée pour le reste de la famille. En ronde, je peux conter sans compter jusqu’à… beaucoup sur tous les doigts…
Si tu es d’accord, j’apporterai des canettes d’Ambroisie Light, achetées au tout nouveau Mac Dionysos d’à côté. Sont bien moins chargées en alcool volumétrique…
Cette nouvelle boisson peut provoquer des effets secondaires, mais ce n’est pas bien méchant.
Quoique...Il y a quelques temps, au pied d’une citée légendaire, on en avait fait boire à des grecs. Ils s’étaient pris pour un cheval de manège et après ils avaient tout cassé. Pfffffff…Les grecs ne savent pas boire…Les grecs sont à fuir…Mais ça tu le sais… ;o)
Voilà voilà voilà comment je sais gagner un bannissement! Hyper fort je suis! :o)
Bises bises bises!
Phyta,
Oiseau est à la plume ce que l'arbre est à l'oiseau... sans l'un pas l'autre... et sans arbre pas d'oiseau...
La maxime est vraie pour le serpent aussi...
L'un ne va jamais avec l'autre et pourtant ils sont indissociables... l'un contre l'autre.
Bises
Ariaga,
Mon silence n'est pas une volonté... une nécessité... une souffrance aussi.
Je partage avec toi ce sentiment que mes mots manquent à mon être... mais j'ai si mal à les faire voler à la lumière...
Je t'embrasse
A bientôt chez toi )
Souvent besoin d'aller rêvasser sur les bancs des autres... soleil chauffant le mur dans mon dos... quand chez moi, il fait un peu froid.
Bises
Serge...
Merci pour ces sourires que tu m'offres toujours dans les détours de tes lignes...
L'oiseau est au commencement... tout comme l'arbre et le serpent... et sous une lumière de lune, ni fortune, ni infortune...j'exhume des rancunes, j'hume l'air des coutumes...et mes pensées fument...
sous ma plume... les mots ont du volume... mes ailes... mes mots se consument.
Bises
