27 avril 2007
Déchire-moi
Les mots ont dissous des
points en suspension qui se dispersaient dans un breuvage amer.
Mélancolie... le
poète s'en abreuve, tel une bête de somme... mélange
collant qui se boit jusqu'à la lie... la boue du coeur qui
gangrène le vin d'une coupe de vie
J'ai souhaité faire mes adieux à mes morts, un par un, éliminer mes renoncements et les fantômes de mes oubliettes, des mots et cris en cachette, pétales de chrysanthèmes, pétard sur le tempe de thèmes en crise. L'arme entre les mains. Larmes glissant sur la peau.
Des mots, des pages de
mots qui ne se partagent pas. Des mots qui déchirent des pages
de vies tournées. Déchirures ne s'effacent à
coup de stylo. Ecriture retrace le poids des maux.
Les mots tuent la mort
pour mourir à leur tour... dans la tour des amours...
désamour.
Les mots suspendus au
coeur, pendus aux lèvres n'arrivant pas à respirer.
Mots étouffés, manquants d'air et qui m'étranglent
Écorcher ces mots
à vif, ces mots qui saignent dans mes veines.
Rouge... le sang coulant
des vieilles cicatrices, toutes croûtes arrachées
Renaitre ou disparaître
Brise. Ouvre. Crève.
Pénètre.
Déchire moi
28 janvier 2007
Dagyde de fumée
Petite
dagyde de fumée... magie blanche pour ensorceler tes pensées
Opalescence...
éveil des sens comme une volute légère au visage
pale.
Une
voile de silence qui encercle l'âme égarée,
aspirée telle une bouffée
Évanescence...
empreinte envoûtante perdue dans une dimension cérébrale
L'esprit s'élève au large du vide, frontière où nos pensées s'envolent et se croisent... je m'attache à vos regards qui m'envahissent, fantômes dans mes insomnies.
Comme dans la délicatesse de l'opium je plonge dans la légèreté qui parfume le scandale des sensualités dévoilées de nos mondes intérieurs. Une envie irrésistible de voluptés mystérieuses et insaisissables tournoie dans la transparence énigmatique et fantasmée de nos mots dévoilés.
Sous
l'emprise d'une arcane dont vous gardez précieusement le
secret, je reviens à vous, inexorablement, droguée de
vos pensées, poupée de fumée qu'on ne peut
exorciser...
Théo interdisant notre expression chez lui ( :o)) ... c'est un commentaire perdu qui s'évanouit ici...



